La fêlure, révélateur de nos attachements
Avec David Djaïz, Charlotte Casiraghi
Nous découvrons souvent ce à quoi nous tenons au moment même où cela menace de se briser. La fêlure n’est donc pas seulement une blessure ou une faiblesse ; elle est un révélateur de nos attachements. Tant que les choses tiennent — un amour, une amitié, une place, une croyance, une certaine image de soi — nous pouvons ignorer à quel point elles nous constituent. C’est lorsqu’elles vacillent que leur valeur apparaît. Mais la fêlure révèle aussi quelque chose de plus paradoxal : ce à quoi nous tenons est précisément ce qui nous rend vulnérables. On ne peut aimer, désirer, espérer, s’attacher sans s’exposer à être atteint. Dès lors, la question « À quoi nous tenons vraiment ? » pourrait presque se renverser : où sommes-nous prêts à être fêlés ? Car nos fêlures dessinent peut-être, en creux, la cartographie la plus intime de ce qui compte pour nous.

David Djaïz
David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences-Po, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, est aujourd’hui associé et dirigeant chez Ascend-Partners. Il est notamment l’auteur de Slow Démocratie…
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Charlotte Casiraghi
Charlotte Casiraghi est licenciée de philosophie à l'université Paris-Sorbonne, elle est co-fondatrice des Rencontres Philosophiques de Monaco. Elle est l'auteur, avec le philosophe et critique Robert Maggiori, de…
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